Pour sa collection Pre‑Spring 2026, Mike Amiri remonte le temps jusqu’en 1985 et pose sa caméra mentale sur l’un des films cultes de John Hughes : The Breakfast Club. Baptisée “Hollywood Breakfast Club”, la collection s’empare de son thème central, la jeunesse et ses contradictions, pour le traduire en collisions de styles.
La campagne plante le décor avec précision. Les images sont tournées au John Marshall High School, à Los Feliz, décor familier du cinéma américain, vu dans Grease, Space Jam et bien d’autres récits de campus. Dans ces couloirs et ces salles de classe, Amiri met en scène une bande de “jeunes rêveurs” saisis dans une nonchalance de samedi de retenue. Le casting joue la partition des archétypes : le rebelle, l’athlète, l’artiste, la romantique. Autant de personnalités qui, comme dans le film de Hughes, se découvrent plus de points communs que prévu en partageant le même espace.


Cette dramaturgie se prolonge dans les vêtements, pensés comme une étude de l’individualité qui trouve une “harmonie dans le contraste”. Les figures mélangent les codes plutôt que de les hiérarchiser : le jock sportif croise le rebelle contre‑culturel, la première de la classe impeccablement habillée et l’artiste en marge. Des bombers en cuir patiné, blousons en fausse fourrure à l’aisance californienne, superpositions de couches qui racontent une identité en construction. Les looks se construisent par layering, comme si chaque personnage assemblait son uniforme au fil de la journée, en ajoutant ou retirant des fragments de soi.
Le vestiaire navigue entre sportswear contemporain et nostalgie collégienne. Les cuirs patinés à l’aspect vintage habillent bombers, bikers et hoodies, tandis que les mini‑jupes se portent avec des penny loafers, clin d’œil aux couloirs de lycée d’hier autant qu’aux trottoirs de Los Angeles d’aujourd’hui. Des cravates nouées à la va‑vite se glissent sous des letterman jackets brodés, comme si le formel et le décontracté s’étaient rencontrés à mi‑chemin dans un casier.



L’ADN Amiri s’exprime pleinement dans le denim : délavé, distressed, coupé dans des volumes relax, il est ponctué de patches varsity et d’empiècements qui évoquent des années de personnalisation, de concerts et de matchs. Ces jeans se combinent à des tricots inspirés du sport ou à des détournements de classiques preppy, créant une impression de vestiaire recyclé, recomposé à partir de différentes époques et personnages. On retrouve également les icônes de la maison, sneakers Pacific, Court, Low Top classiques, sac Micro MA, intégrées comme des constantes dans ce paysage mouvant.
Même le branding se met au service du récit. Le logo Amiri est traité comme un slogan d’équipe de sport ou de groupe de rock, renvoyant à la ferveur adolescente, aux posters sur les murs et aux T‑shirts de tournée. Le monogramme MA devient un blason, une sorte d’écusson de clan qui marque l’appartenance à cette communauté de marginaux stylés. La collection place ainsi le savoir‑faire Amiri face à la brutalité de la jeunesse, ses hésitations, ses essais, ses refus.
Collaboration presse officielle
